Panem et circenses

Juvénal l’avait dit en parlant des citoyens de sa Rome antique. Ces citoyens qui faisaient fi de la politique.

Tant qu’il y avait toujours du pain et des Jeux.

Voilà l’idée phare, le fil rouge qui guide l’écrivain Suzanne Collins à travers sa trilogie aujourd’hui célèbre Hunger Games.

La série prend racine au cœur d’un État dystopique fondé sur les ruines des États-Unis et dirigé par le Capitole.

Ce Capitole qui supervise douze districts qui lui apportent matières premières, armes, textile et nourriture.

Son pain.

Ce Capitole qui, pour punir les districts d’une ancienne révolution, leur prend à chacun deux enfants, tous les ans, qu’il envoie dans une arène où ils se battent à mort et de laquelle un seul sortira vivant.

Ses Jeux.

Des Jeux auxquels une jeune fille du nom de Katniss Everdeen participe.

Katniss, tableau de la souffrance et de la misère des districts.

Katniss, détruite et ravagée par ce régime et ses Jeux.

Katniss, pourtant simple jeune fille en pleine découverte de ses sentiments.

Katniss, qui se bat pour sauver sa famille.

Le geai moqueur, symbole de la rébellion d’un peuple pour sa liberté.

Une fiction haletante si proche de la réalité.

« C’est comme si votre vie en dépendait », Stephen King.

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